Calculateur · Épargne & budget

Calcul des intérêts composés

Estimez ce que deviendra votre épargne en combinant un capital de départ, des versements mensuels et des intérêts composés. Le calculateur affiche la valeur finale, le total réellement versé et les intérêts gagnés grâce à l'effet boule de neige — recalculés en direct.

Votre calcul

Somme déjà épargnée au point de départ. Mettez 0 si vous partez de zéro.
€ / mois
Montant ajouté chaque mois. Mettez 0 pour ne capitaliser que le capital de départ.
%
Rendement annuel moyen attendu.
ans
Horizon de placement.

Valeur finale estimée

Renseignez votre épargne pour estimer sa valeur future.

Total versé
capital + versements
Intérêts gagnés
effet boule de neige
Versé Intérêts
Capital de départ
Total des versements
Total versé
Intérêts composés gagnés
Valeur finale

Détail du calcul
    Estimation indicative. Le calcul suppose un taux de rendement constant et une capitalisation mensuelle, en euros courants. Il ne tient pas compte de la fiscalité, des prélèvements sociaux, des frais ni de l'inflation. Les versements sont supposés effectués en fin de mois. Le rendement réel d'un placement varie chaque année et n'est jamais garanti.
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    Comprendre les intérêts composés

    Les intérêts composés sont le moteur de l'épargne de long terme. Le principe est simple : les intérêts produits par votre argent sont réinvestis, puis produisent à leur tour des intérêts. Année après année, votre capital ne grossit plus de façon linéaire mais accélère. Albert Einstein aurait qualifié ce mécanisme de « huitième merveille du monde » — la formule est apocryphe, mais elle illustre bien à quel point le temps travaille pour l'épargnant patient.

    La formule de la valeur future

    Quand on ajoute des versements réguliers, la valeur future combine deux briques : le capital de départ qui fructifie seul, et la suite des versements mensuels qui fructifient chacun sur la durée qui leur reste. Avec une capitalisation mensuelle :

    VF = C × (1 + i)n + V × ((1 + i)n − 1) ÷ i

    C est le capital de départ, V le versement mensuel, i le taux mensuel (le taux annuel divisé par 12) et n le nombre de mois (la durée en années multipliée par 12). Si le taux est nul, il n'y a pas d'intérêts et la formule se réduit à C + V × n, c'est-à-dire la simple somme de tout ce que vous avez versé.

    Un exemple chiffré

    Prenons 5 000 € de capital de départ, 200 € versés chaque mois, un taux annuel de 5 % sur 15 ans. Le taux mensuel vaut 0,05 ÷ 12 ≈ 0,417 %, et n = 180 mois. La valeur finale ressort autour de 64 026 €. Sur ce total, vous n'avez sorti de votre poche que 5 000 + (200 × 180) = 41 000 € : les 23 026 € restants sont des intérêts composés, soit plus d'un tiers de la valeur finale. C'est tout l'intérêt de commencer tôt.

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    L'effet boule de neige et le rôle du temps

    La force des intérêts composés ne vient pas tant du taux que de la durée. Doubler le nombre d'années fait bien plus que doubler les intérêts gagnés, car les premières années « amorcent la pompe » : le capital qu'elles construisent travaille ensuite pendant toute la période restante. Reprendre le même versement de 200 €/mois sur 30 ans au lieu de 15 ne double pas la valeur finale, il la fait plus que tripler. À l'inverse, attendre cinq ans avant de commencer ampute lourdement le résultat final, bien au-delà des seuls versements manqués.

    Intérêts simples ou composés ?

    Avec des intérêts simples, seul le capital initial rapporte, et toujours le même montant chaque année : 1 000 € à 5 % rapportent 50 € par an, indéfiniment. Avec des intérêts composés, ces 50 € rejoignent le capital et rapportent eux aussi l'année suivante. Sur quelques mois la différence est imperceptible ; sur vingt ou trente ans, elle devient spectaculaire. La plupart des supports d'épargne (livrets, assurance-vie, plans d'investissement) fonctionnent par capitalisation, donc en intérêts composés.

    Les erreurs fréquentes

    • Confondre taux annuel et taux mensuel. Le rendement s'exprime par an ; pour capitaliser chaque mois, on le divise par 12. Saisir directement le taux annuel comme taux mensuel surestime énormément le résultat.
    • Oublier l'inflation. 64 000 € dans quinze ans n'auront pas le pouvoir d'achat de 64 000 € aujourd'hui. Pour un objectif réaliste, comparez votre taux de rendement au taux d'inflation.
    • Ignorer la fiscalité et les frais. Selon l'enveloppe (livret réglementé, assurance-vie, compte-titres), les intérêts peuvent être imposés et grevés de frais de gestion qui rognent le rendement réel.
    • Prendre un taux trop optimiste. Un rendement passé ne préjuge pas du futur. Mieux vaut tester plusieurs hypothèses de taux que de tabler sur le scénario le plus favorable.

    Pour replacer ces gains dans votre budget, vous pouvez estimer l'imposition correspondante avec notre simulateur d'impôt sur le revenu, ou raisonner en proportions avec le calcul de pourcentage.

    Estimation indicative, à ne pas confondre avec une promesse de gains. Le calcul suppose un taux constant et ne déduit ni impôts, ni frais, ni inflation. Tout est calculé dans votre navigateur, aucune donnée n'est envoyée.